Hors saison

Depuis quelque temps, je porte un innommable jean pattes d’ep’ bleu délavé.  Sans honte.

Mais quoi? Ne faut-il pas des vêtements impossibles à mettre pour les jours impossibles à vivre?

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Issue de secours

Nonobstant Cannes, j’ai beaucoup fréquenté les salles obscures ces deux dernières semaines et tout ça pour quoi? Des films de vieux réalisateurs avec du métier, des idées et peu d’envie. 

Cosmopolis de Cronenberg, que j’ai envie de défendre quand on le critique et de critiquer quand on le défend.Ce n’est pas l’absolue platitude de A Dangerous Method mais c’es très loin de la folie sublime de Crash. Une belle critique ici

Dark Shadow de Tim Burton Je n’attends plus rien de Tim, tout reste d’intérêt pour son cinéma s’est noyé dans la fontaine de chocolat avec Augustus Gloop. Aussi mon œil s’est-il adoucit lorsque son héroïne traverse des années 70 de pacotille, super clinquantes et drôles… pour retomber hélas dans le gothique qui fait son fond de commerce depuis trop longtemps.

Moorise Kingdom de Wes Anderson Bon, d’accord, Wes n’est pas vraiment vieux. Et j’ai aimé son film (beaucoup plus en tout cas que le baba au rhum A bord du Darjeeling Limited). Mais pourquoi le tout me laisse-t-il une impression de convenu? Il me semble avoir respiré trop longtemps les tapisseries de la chambre de mamie…

Un bol d’air? Je sacrifie le pseudo prequel d’Alien (avec Michael-le-meilleur-acteur-de-tous-les-temps-je-t’aime-à-la-folie-Fassbender) aux Bêtes du Sud sauvages, premier film réalisé en Louisiane et je guetterai d’un oeil alerte le nouveau film de Jeff Nichols, Mud, qui m’avait retourné la tête avec Take shelter.

 

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Le Roman de la rose

Je commence à découvrir le propre de l’idée fixe (d’autres appellent ça l’amour) .

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Lonesome Dove

Ce matin, je me suis glissée dans mes bas python, j’ai enfourché ma monture pour rejoindre (la rue de Rivoli) la piste qui mène de la frontière Sud du Texas aux pâturages du Montana, à la poursuite de Gus Mc Crae, le plus volubile des Texas Rangers et de Call Woodrow, l’impassible.

Si comme eux, comme moi, le monde qui vous entoure n’est pas le vôtre, une seule alternative :

… pour fouler le dernier espace libre du monde…

Edité chez Gallmeister, l’éditeur préféré des pêcheurs à la mouche

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Exercice

Je suis toute seule dans mon bureau. J’arrive à travailler quelques heures par jours, puis je déchiffre quelques mesures de Couperin, je regarde le vent et la pluie secouer les petits parapluies de la rue de Rivoli, un homme s’emmitoufler dans une alcôve de la rue Marengo sous une grande bâche de travaux qu’il a dû récupérer quelque part.

J’ai fini Enfance de Nathalie Sarraute. J’ai mis un moment parce que chaque page est triste à pleurer. Je n’arrive pas à savoir si la sélection des livres de l’agrégation de lettres de 2013 est particulièrement mélancolique (beaucoup de dernières œuvres, les plus belles) ou si mon petit cœur est trop fragile pour la grande méchante littérature…

Comme Nathacha, mes « idées » sont revenues, et après avoir vécu sous la tyrannie du travail, je ne fais plus un trajet sans suivre le fil d’une pensée folle qui m’extrait du présent. Je voudrais me rouler dans l’herbe, me jeter dans l’océan, hurler à la lune, étreindre un corps plusieurs fois, mâcher fermement du bœuf séché, tirer une corde soigneusement attachée, monter à un cèdre centenaire, mettre la tête sous un torrent et sentir les gifles de l’eau sur ma tête à m’en rendre malade pour faire sortir l’indésirable.

Twixt, le film de Coppola, m’a parfaitement suivi dans mes folies. Francis Ford n’a pas laissé beaucoup de barrières l’embarrasser ces dernières années et il explore la veine de la série B sans complexe.

Et pourtant, hier soir, quand je n’arrivais pas à m’endormir, j’ai senti la raideur se reformer au centre de moi-même. Il va me falloir me débarrasser de mes motifs de préoccupation en les affrontant, épée au flanc. Je pratique l’esquive depuis plusieurs mois, et ce n’est guère dans mes habitudes.

(mais on survit comme on peut, n’est-ce pas ?)

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20 ans

Ma sœur Betty est arrivée à Paris vendredi dernier à 23h17, à mon appartement à 23h57, elle est partie chez son amant à minuit vingts, est rentrée se doucher à 10h10, a retrouvée ses amies dans le Marais pour un brunch, a passé une heure avec moi le temps de parcourir au pas de course l’expo « Danser sa vie » à Beaubourg, est sortie avec ses amies, a retrouvé son amant, est rentrée prendre une douche, m’a dit au revoir en pleurant (elle ne voulait plus quitter l’amant en question), a oublié tous ses cours et ses chaussures mais est tout de même repartie avec un sac bien rempli (elle a embarqué ma nouvelle veste à pois et mes deux seuls T-Shirts potables).

Je ne suis pas  fâchée au point de ne plus accéder à ses demandes implorantes de lui payer l’aller-retour Antibes-Paris parce que son frère et sa sœur chéris lui manquent mais je crois que je vais tout de même instaurer un check point à la sortie de mon appartement…

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En traversant ce tunnel…

… de deux mois de festival soir et week end, j’en suis arrivée à être amie avec mes co-workers (j’abhorre le mot collègue), ce qui n’était jamais arrivé en huit ans de dur labeur. Ma connaissance du monde va s’élargir (ils sont caissier, ingénieur du son, machiniste, éclairagiste, femme de ménage et vendeur chez Starbucks).

Quand à mes vrais amis, j’ai beau y réfléchir, je ne me rappelle plus de leurs prénoms, j’ai perdu leurs numéros de téléphone, je ne connais plus leur couleur préférée… et qui est donc ce garçon endormi dans mon lit quand je rentre aux petites heures du matin?

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